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En quelques mots

Le projet des Entretiens Albert-Kahn est né de la volonté de Patrick Devedjian, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, de favoriser une réflexion transversale sur les grandes questions de société, en particulier celles liées à la mondialisation.

Les Entretiens Albert-Kahn proposent :

  • les Entretiens Albert-Kahn, rencontres entre les élus, les agents et les partenaires du Département pour réfléchir de manière décloisonnée et transversale à des sujets de prospective socio-économique et politique; ces conférences sont podcastées et font l'objet de publications ;
  • les Entretiens Albert-Kahn "internes", rencontres destinées aux élus et aux agents du Département pour approfondir des sujets d’innovation managériale ;
  • les Entretiens Albert-Kahn "hors les murs" en partenariat avec des associations ou des institutions en dehors de la Maison Albert-Kahn pour toucher un public plus varié ;
  • les expérimentations en matière d'innovation sociétale (tiers lieux, économie collaborative, renouveau du travail social, agriculture urbaine, évolutions des modes de vie, etc.) qui sont conduites en amont des politiques publiques du Département et lui permettent d'anticiper et de s'adapter aux évolutions de la société.

« L’apprentissage tout au long de la vie » est reconnu depuis le début des années 2000 comme une nécessité dans une société comme la nôtre tournée vers l’information et la communication. Nous avions relevé dans les Entretiens Albert-Kahn n°17 : « L’économie de la connaissance, une éducation tout au long de la vie », à quel point notre civilisation repose sur notre capacité à nous adapter à une complexité grandissante (masse d’informations à décrypter, gérer et traiter ; circulation et diffusion de l’information en temps réel ; capacité de traiter l’information de manière instantanée et à distance…).

Cet Entretien Albert-Kahn n°40 nous enseigne que « devenir une organisation apprenante » repose sur une approche systémique et « cinq disciplines » (maîtrise personnelle, modèles mentaux, pensée systémique, apprendre en équipe, vision partagée) et nécessite d’activer deux leviers, une discipline personnelle et un apprentissage collectif. Le pari de cette démarche est que l’apprentissage se nourrit de notre capacité à articuler nos réflexions avec nos expériences terrain, à prendre en compte le regard d’autrui et à apprendre de nos erreurs. La notion d’apprenance insiste sur la dynamique, le fait d’entrer dans « la danse du changement » (autre titre d’ouvrage de Peter Senge). La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons transformer notre culture en travaillant sur nos schémas mentaux à l’échelle d’une organisation. En cultivant une vision partagée de l’organisation dans la durée et en y participant activement, on peut plus facilement y adhérer individuellement et collectivement.

La culture et les processus sont alimentés en permanence par ces itérations entre réflexion et action, que l’on appelle aussi « réflexivité ». C’est ainsi que les changements de comportements et de stratégies d’action peuvent avoir lieu et faire évoluer à leur tour la culture organisationnelle. Dynamique personnelle et dynamique collective sont ainsi liées entre elles. Et, selon Peter Senge, c’est par cette « discipline de l’apprenance » que l’équipe parvient à atteindre des buts élevés. La notion de réflexivité avait été introduite par l’intervention d’Éric-Jean Garcia lors des Entretiens Albert-Kahn consacrés à « Repenser l’action collective. Introduction au leadership de coopération ».

Cet Entretien Albert-Kahn n°40 s’inscrit également naturellement dans la lignée de l’intervention d’Alain Gauthier qui, d’ailleurs, est à l’origine de la traduction française du livre La Cinquième discipline, sur le « co-leadership de la coopération ». Nous voyons que chacune de ces thématiques renforce l’idée selon laquelle la culture constitue un élément de performance organisationnelle et d’épanouissement pour les collaborateurs, dès lors où l’engagement individuel est actif et que l’institution s’appuie sur le collectif pour adapter ses processus et stratégies d’action.

Consultez le cahier de cet Entretien