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En quelques mots

Le projet des Entretiens Albert-Kahn est né de la volonté de Patrick Devedjian, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, de favoriser une réflexion transversale sur les grandes questions de société, en particulier celles liées à la mondialisation.

Les Entretiens Albert-Kahn proposent :

  • les Entretiens Albert-Kahn, rencontres entre les élus, les agents et les partenaires du Département pour réfléchir de manière décloisonnée et transversale à des sujets de prospective socio-économique et politique; ces conférences sont podcastées et font l'objet de publications ;
  • les Entretiens Albert-Kahn "internes", rencontres destinées aux élus et aux agents du Département pour approfondir des sujets de management et d'innovation ;
  • les Entretiens Albert-Kahn "hors les murs" en partenariat avec des associations ou des institutions en dehors de la Maison Albert-Kahn pour toucher un public plus varié ;
  • les expérimentations en matière d'innovation sociétale (tiers lieux, économie collaborative, renouveau du travail social, agriculture urbaine, évolutions des modes de vie, etc.) qui sont conduites en amont des politiques publiques du Département et lui permette d'anticiper et de s'adapter aux évolutions de la société.

C’est autour de cette question qu’étaient réunis le 13 décembre à Boulogne-Billancourt, dans la maison historique d'Albert Kahn, les invités de la dernière session en date des Entretiens Albert-Kahn.

En guise d’introduction, Nathalie Etahiri, architecte-urbaniste et chef de la mission prospective au Commissariat général au développement durable du ministère de l’Écologie, a dressé un état des lieux. Face aux crises actuelles, elle note l’apparition de « nouveaux modèles de pensée et d’action qui cherchent à réconcilier économie, technologie, environnement et société » et souligne l’émergence d’une « société participative et contributive ». Son hypothèse : « d’ici 2030, l’économie de la frugalité pourrait l’emporter ».

Des propos illustrés par Constantin Petcou, architecte fondateur de l’Atelier d’Architecture Autogérée qui a fait sienne la citation d’André Gorz « produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons. » Pour cela, il entend trouver des solutions locales aux crises globales. Avec son projet R-Urban (comme résilience urbaine) à Colombes, l’AAA a été deux fois lauréats de l’appel à projets ESS du conseil général. Il s’agit de créer un réseau de circuits courts autour de trois unités installés sur des friches : le RecycLab, une unité de collecte et de recyclage des déchets urbains, l’AgroCité, une unité d’agriculture urbaine et civique et ÉcoHab une unité d’habitat coopératif et écologique.

Mais qu’en est-il à plus grande échelle ? Rémy Dorval, président de La Fabrique de la Cité, a réalisé de nombreuses enquêtes sur les critères d’attractivité des villes. Au-delà des infrastructures, des équipements, des espaces verts indispensables, il souligne un besoin des citoyens de participer au projet urbain. Même constat pour Olivier Dubosc qui travaille pour Defacto, l’établissement public chargé de l’animation de La Défense. Il insiste sur l’importance des espaces publics et des services. C’est ce qui fait dire à Amandine Barthélemy, économiste spécialiste de l’ESS, que les entreprises ont un rôle à jouer dans l’attractivité des villes. Que les hommes et les femmes qui habitent un territoire représentent un potentiel parce qu'ils peuvent entreprendre au service de ce même territoire.