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En quelques mots

Le projet des Entretiens Albert-Kahn est né de la volonté de Patrick Devedjian, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, de favoriser une réflexion transversale sur les grandes questions de société, en particulier celles liées à la mondialisation.

Les Entretiens Albert-Kahn proposent :

  • les Entretiens Albert-Kahn, rencontres entre les élus, les agents et les partenaires du Département pour réfléchir de manière décloisonnée et transversale à des sujets de prospective socio-économique et politique; ces conférences sont podcastées et font l'objet de publications ;
  • les Entretiens Albert-Kahn "internes", rencontres destinées aux élus et aux agents du Département pour approfondir des sujets de management et d'innovation ;
  • les Entretiens Albert-Kahn "hors les murs" en partenariat avec des associations ou des institutions en dehors de la Maison Albert-Kahn pour toucher un public plus varié ;
  • les expérimentations en matière d'innovation sociétale (tiers lieux, économie collaborative, renouveau du travail social, agriculture urbaine, évolutions des modes de vie, etc.) qui sont conduites en amont des politiques publiques du Département et lui permette d'anticiper et de s'adapter aux évolutions de la société.

Les derniers Entretiens Albert-Kahn étaient programmés le 18 septembre à Courbevoie dans le cadre d’Atmosphères, un « festival pour le développement durable », un événement labellisé Cop 21.

Pour nourrir le débat, la soirée commençait par la projection d’un documentaire de Jean-Christophe Ribot sur « les villes intelligentes ». À l’heure où les ressources s’amenuisent, de nombreuses villes misent sur les innovations technologiques et les énergies renouvelables. Le film présente différentes initiatives en France, à Hambourg, Shanghai, Londres… Mais qui dit nouvelles technologies, dit données. Se pose alors le problème de leur collecte et surtout de leur exploitation, le documentaire se terminant sur l’évocation de 1984 de George Orwell et de son « Big Brother ».

Étaient ensuite invités sur la scène du Centre événementiel de Courbevoie, Thierry Gaudin, ingénieur et prospectiviste, et Paola Vigano, architecte et urbaniste. Au cœur du débat : la ville de demain. Même s’il est difficile, voire impossible de dire à quoi cela ressemblera, les deux intervenants ont avancé quelques pistes, loin des sentiers battus. Et surtout loin des mégapoles qui monopolisent parfois l’attention. Ainsi, lorsque l’on dit que 50 % de la population vit dans une ville, c’est en réalité « une urbanité diffuse », précise Paola Vigano. « Les megacities sont acceptées comme un fait de nature, développe l’urbaniste. Mais ce sont des projets qu’il faut continuer à interroger et à critiquer ». D’autant que « les nouvelles technologies vont de plus en plus nous permettre de nous éloigner du centre, poursuit Thierry Gaudin. Les villes vont donc se diluer. » Le prospectiviste s’appuie ensuite sur une carte des sécheresses. « Si dans quelques dizaines d’années, les températures augmentent de deux degrés à l’équateur et de dix degrés aux Pôles, alors le Canada et la Sibérie deviennent habitables. » Les migrants climatiques, ceux chassés par la montée des eaux notamment, pourraient donc y vivre. Pour Paola Vigano, ils pourraient aussi s’installer dans des villes ou des villages « abandonnés » qui ont eux l’avantage d’avoir déjà des infrastructures. Ce qui lui permet de conclure que « la ville du futur sera surement proche de la ville du présent ».

Pour aller plus loin, retrouvez le programme et la liste des intervenants.