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L'entretien s'est déroulé le 30 janvier 2015, à la Maison d’Albert Kahn.

Qu'est-ce que le temps ? « C'est le devenir en train de devenir ; c'est la continuation changeante du présent, c'est le changement continué de l'être » nous dit le philosophe André Comte-Sponville dans L'être temps.

Avec la dernière vague de mondialisation, celle des technologies de l'information et de la communication, l'immédiateté et l'accélération semblent devenir la norme. Notre rapport au temps évolue, certains s'emparent et jouent de la vitesse, d'autres au contraire la rejettent, résistent en prônant la lenteur.

L'humain a-t-il perdu ses repères temporels avec la mondialisation ? Existe-t-il encore un espace dans la décision pour le temps long et pour construire pour les générations à venir ? Quelles sont les différentes représentations du temps ? Que nous disent-elles de notre rapport à la décision ?

Une sélection d'oeuvres photographiques de Patrick Tourneboeuf a été exposée en écho à la thématique de la matinée.

Patrick Tourneboeuf, photographe et membre du collectif de photographes « Tendance floue ». Sa démarche, résolument plastique et systématique, retrace la présence humaine, dans des lieux qui en sont a priori privés. À partir de 2003, il consacre une partie de son travail à la fixation des stigmates de l'Histoire, avec trois séries : « La Cicatrice », sur les traces du mur de Berlin, « La mémoire du jour J », sur les plages du débarquement en Normandie, et « Stèles », sur les monuments aux morts de la Grande Guerre. À partir des années 2000, il mène un travail sur le patrimoine, une recherche « Monumental », qui fait apparaître une écriture à mi-chemin entre le documentaire et un questionnement sur les ambiguïtés de la représentation du réel. Il participe à l'exposition « Les âmes grises » au Musée Albert-Kahn en 2014.