02 avril 2026
De 9h00 à 13h00
Georges Siffredi
Président du Département des Hauts-de-Seine
vous invite à participer
aux Entretiens Albert-Kahn
Qu’est-ce que l’IA peut apporter au service public et aux territoires ?
Jeudi 2 avril 2026 de 9h30 à 13h00
(accueil café à partir de 9h00)
Auditorium du Musée départemental Albert-Kahn
2, rue du Port à Boulogne-Billancourt
Confirmation indispensable avant le 25 mars 2026
Dans la limite des places disponibles
RSVP : Isabelle Carpentier icarpentier@hauts-de-seine.fr
Alors que l’engouement pour l’IA est à son paroxysme, opposant l’optimisme des uns aux craintes des autres, les premiers bilans des usages de l’IA dans les territoires apparaissent et sont plutôt en demi-teinte. Quels sont les bénéfices et les freins au déploiement de l’usage de l’IA, en particulier dans le service public et les territoires ? Quel bilan préliminaire peut-on en faire, notamment dans les administrations départementales ?
En quoi l’IA se distingue-t-elle des précédentes vagues de numérisation ? À quoi peut-on s’attendre à moyen terme ? L’IA va-t-elle lisser les singularités territoriales, décider pour nous ou va-t-elle réellement améliorer le travail des administratifs et le service aux citoyens ?
Les Américains sont plus inquiets que les Français quant au fait que l’IA puisse remplacer les emplois. Est-ce parce que les Français sont plus confiants dans leurs capacités d’apprentissage ? Les premiers rapports estiment que 41 % des entreprises interrogées (The Future of Jobs Report, World Economic Forum, 2025) prévoient de réduire leurs effectifs du fait du développement de l’IA et qu’un emploi sur quatre pourrait être transformé par l’IA (Organisation internationale du Travail, 2025).
L’accélération est le vecteur promu par l’IA générative. Cette dernière est elle-même très fortement consommatrice d’énergie (six fois plus que le numérique ordinaire) et fortement impactante pour l’environnement, en termes de ressources et d’eau notamment.
Quels sont les défis éthiques d’une IA dont la règlementation et la politique peinent à se développer ? Une règlementation de l’open IA est-elle seulement possible ?
À plus long terme, quelles seront les conséquences en termes d’éducation et de formation ? Parviendrons-nous à maintenir l’envie d’apprendre ?
Avec les contributions de :
Pierre Giorgini est ingénieur, chercheur au Lab ETHICS et président-recteur honoraire de l’Université Catholique de Lille (2012-2020). Il est l’auteur de nombreux ouvrages remarqués dont La Transition fulgurante (2014), Au crépuscule des lieux (2016), La tentation d’Eugénie, l’humain face à son destin (2018, prix de l’Académie des sciences morales et politiques) et le dernier, co-écrit avec Antoine Blondelle, Intelligence artificielle et éducation, le double défi (2025), dont il nous parlera.
Mark Hunyadi est philosophe et professeur de philosophie sociale, morale et politique à l’Université catholique de Louvain (Belgique). Il est le promoteur de l’idée d’une Déclaration universelle de l’esprit humain, dont il a élaboré le concept dans Le Second Âge de l’individu (2023), puis dans Déclaration universelle des droits de l’esprit humain. Une proposition (2024). Il est également professeur associé à l’Institut Mines-Télécom de Paris (Chaire VP-IP : Valeurs et politiques des informations personnelles).
Virginie Langlet est conseillère en innovation, numérique et intelligence artificielle auprès de Départements de France, où elle accompagne les élus et les administrations dans leurs stratégies liées à la donnée et à la transformation numérique.
Spécialiste des enjeux juridiques, de cybersécurité et de protection des données, elle participe aux travaux nationaux sur l’IA, la circulation de la donnée et les projets de loi du secteur. Forte de plus de vingt ans d’expérience dans les collectivités et les grandes organisations, elle apporte une vision opérationnelle des impacts de l’innovation sur l’action publique.
Frédéric Pillefert est chef du service Innovation, Urbanisation et Sécurité du SI à la DSI au Département des Hauts-de-Seine et prend en charge toutes les fonctions à caractère transverse du SI (Cybersécurité, RGPD, dématérialisation des documents, gestion de la donnée et de la Business intelligence, etc.). Il a effectué sa carrière dans l’informatique et, avant de rejoindre le Département, a été directeur des études à la DSI de l’AFPA (Agence pour la formation professionnelle des adultes).
Julie Smith est directrice générale adjointe du pôle Ressources Humaines et Systèmes d’information au Département des Hauts-de-Seine. Administratrice territoriale, elle a occupé plusieurs postes à responsabilité dans des collectivités territoriales et est en charge des systèmes d’information du Département des Hauts-de-Seine depuis 2012.
Programme
9h30-11h00
Introduction de Jérôme Dian, Directeur général des services du Département des Hauts-de-Seine
Virginie Langlet, « Présentation du baromètre sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les Départements de France »
Julie Smith et Frédéric Pillefert, « Retour d’expérimentation de l’IA au Département des Hauts-de-Seine »
Débat
Pause de 11h00 à 11h15
Mark Hunyadi, « Pour une déclaration universelle des droits de l’esprit humain »
Pierre Giorgini, « IA et éducation : quels défis à venir ? »
Débat
13h00 Clôture